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Pendant cinq mois j’ai parcouru l’Afrique du Sud, le Lesotho, le Swaziland et le Mozambique. De Cape Town (Afrique du Sud) à Nampula (Mozambique) j’ai traversé des villes, des villages…un m’a particulièrement touchée, il s’agit du village de Dumba. J’ai passé quelques temps au sein de cette communauté Xhosa où une jeune femme, Vathiswa m’a accueillie et m’a fait partager son quotidien.
Nous voici donc en Afrique du Sud, dans la région du Transkei, à Dumba, un petit village côtier de tribu Xhosa (population de Nelson Mandela). Loin de la technologie et du stress de Jo’burg. Dumba est un rassemblement de quelques huttes en terres peintes en vert sur ces collines du même vert intense surplombant l’Océan Indien. Ici, il n’y a pas d’électricité, ni d’eau courante … On s’éclaire à la lampe à huile et on va puiser l’eau dans la rivière au lever du jour. En semaine à Dumba, on trouve les femmes, les enfants et les vieillards, les hommes étant partis à la ville Umtata, pour travailler. Pendant ce temps, les femmes cueillent des haricots, vont chercher l’eau pour la journée, s’occupent des jeunes enfants, des anciens, et leur font à manger. Le grand-père s’occupe des bêtes (quelques moutons). Hayienda est un homme, pourtant il reste au village…c’est lui l’architecte….il a construit presque toute les huttes de Dumba ! Le week-end, les maris rentrent de la ville, bien arrosés par la semaine de dur labeur…Et là attention aux accidents de la route le vendredi soir !!! A Dumba on parle le Xhosa c’est une langue qui utilise les « clics », sorte de claquements de langues. Le Xhosa utilise simultanément des mots et des « clics ». Les hommes parlent également anglais du fait de leur activité en ville. Mais les femmes qui restent au village n’en ont pas l’utilité. Ici, les enfants ne vont pas encore à l’école même si doucement la tendance vient à évoluer. Les garçons apprendront l’anglais quand ils partiront travailler en ville. Dans ces communautés, près d’un tiers de la population est touché par le virus du Sida. Un autre fléau : l’alcoolisme ; Tout les jours, les anciens se retrouvent au « cheep’in », sorte de petit bar improvisé où la bière se vend très bon marché (d’où le nom en anglais : « cheep »). Soit par bouteille d’un litre soit par seau, pour la bière artisanale ! La fin de journée se passe entre chants et danses…et à la tombée de la nuit chacun rentre chez soi, le plus souvent ivre. A Dumba, le monde s’est arrêté. Seulement à quelques kilomètres à l’Est, se trouve Durban, une des plus grandes villes d’Afrique du Sud, paradis des touristes, des surfeurs et ….des requins !
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